Cyclisme / Dorian Godon : « Le Tour ? Je vais tout faire pour y être en 2021 »

A 24 ans, Dorian Godon est coureur professionnel au sein de l’équipe AG2R Citroën. Le jeune coureur lyonnais, qui vit actuellement à Girone en Espagne, a déjà des références solides comme une victoire sur Paris-Camembert, ainsi que 3 top 10 sur les routes de la dernière Vuelta. Et il s’est livré en exclusivité sur ses objectifs pour la saison à venir.

Dorian Godon avec le maillot 2021. Photo Vincent Curutchet/AG2R CITROËN TEAM

Tout d’abord, je voulais revenir sur votre choix de rejoindre le Vulco Vélo Vaulx-en-Velin. Pourquoi avoir signé là-bas au début de votre carrière ?

« C’était un des clubs les plus près de chez moi d’abord. Un bon club pour les jeunes, dynamique. Je ne voulais pas forcément passer pro quand j’étais gamin et ça s’est fait naturellement. Le club de Vaulx-en-Velin m’a permis de m’épanouir et d’évoluer tranquillement. Il y avait une bonne structure chez les jeunes, avec un bon encadrement, chez les Juniors. Mais aussi chez les Espoirs où il y avait une bonne équipe. A l’époque on était en DN1 (meilleur niveau amateur) et s’était bien pour se montrer. C’est mon club de cœur où j’ai fait 7-8 ans ».

Vous êtes un coureur complet. Mais comment vous définiriez-vous ?

« Je suis puncheur. Je travaille actuellement pour être plus puncheur. J’essaie d’éviter de rouler en allure course ce qui diéselise et t’enlèves un peu ton punch. C’est soit des efforts courts et intenses, soit rouler 5 heures à basse intensité. 90% des courses vont se jouer au sprint donc c’est important de bosser là-dessus. Il y a très peu de coureurs qui gagnent en solitaire, ça devient de plus en plus rare ».

Comment avez-vous réagi au moment de voir le Tour passer dans votre ville ? Est-ce un objectif d’y participer ?

« J’étais au bord de la route pour encourager les copains. J’aurais bien voulu y participer parce qu’il est passé juste à côté. Mais cela m’a motivé à bosser pour pouvoir le faire un jour. Maintenant, je vais tout faire pour y être en 2021 et puis si je suis dans la même lancée que la fin de saison dernière, il n’y a pas de raison ».

Le Tour, c’est un objectif de carrière, non ?

« Je ne pense pas que cela soit la plus belle course à faire. Au niveau des monuments, j’en ai fait beaucoup : Paris-Roubaix, Tour des Flandres, Milan San Remo, Liège-Bastogne-Liège. Et ce sont vraiment des belles courses. Après, je ne sais pas au niveau du Tour il y a tellement d’enjeux et de nervosité que ce n’est pas forcément la plus belle course au niveau du plaisir, de la pression mais c’est la question qui revient souvent. Tout ne se résume pas au Tour de France, mais c’est à faire c’est sûr ».

Quelle est la course qui vous fait le plus rêvé ?

« Je gagnerais bien une étape sur le Tour… Mais une des plus belles courses que j’ai faites, c’est Paris-Roubaix, c’est juste ouf. De là à gagner, c’est tellement aléatoire avec les pavés, les chutes, les crevaisons. C’est une course pour les grands champions ».

Justement, cette année l’équipe a recruté beaucoup de flandriens…

« Je suis un coureur qui n’a pas forcément d’étiquette puisque je grimpe bien, je passe bien les bosses. Du coup, cette année, ça s’orienterait moins sur les Flandriennes et plus sur les Ardennaises parce qu’ils ont énormément recruté de Belges pour les Flandriennes. Les Flandriens, c’est vraiment un truc de malade, ce sont des fous les mecs. Il faut vraiment connaître au millimètre le parcours pour savoir où se placer. Beaucoup beaucoup de recrues, ça va se battre pour faire par exemple un Paris-Roubaix, ce sera sur sélection et ça va être compliqué. Mais on va voir. Pour l’instant, je suis plus sur les Ardennaises avec Benoît (Cosnefroy), qui est un très bon leader aussi ».

Vous pensez avoir une chance sur une des trois ? (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège)

« S’il y a Benoît, normalement je n’aurais pas ma chance sur une Ardennaise. J’aurais plus ma chance sur des courses comme le Tour du Haut-Var, des Coupes de France, sur une étape d’un Grand Tour. Mais jouer des grands rendez-vous que sont les Monuments, c’est vraiment un leader désigné et l’équipe qui travaille autour pour qu’il puisse se préserver le plus longtemps possible. On ne gagne pas tout seul ».

Avec le départ de Romain Bardet, vous aurez sûrement plus de libertés sur les Grands Tours. Quels seront les objectifs ?

« On aura plus d’opportunités sur les Grands Tours pour prendre des échappés. Les victoires d’étapes, ce sera vraiment le but plutôt que d’aller jouer le classement général, avec moins d’exigence pour un podium sur le Tour où un top 10 voire top 15 suffira. Ce sera des équipes de baroudeur ».

Et pour la reprise, quel est le programme ?

« Je vais reprendre un peu plus tard la saison comme j’ai fini tard. Après, peut-être Paris-Nice, les Ardennaises. Et après, en fonction de mes résultats et de l’équipe, s’orienter vers un programme Tour de France ou pas, on verra. A suivre ».

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