Boxe. Yojerlin Cesar : « Mon rêve, ce serait d’être champion olympique à Paris en 2024 »

Vice-champion d’Europe cadets et double champion de France de sa catégorie. Du haut de ses 16 ans, Yojerlin Cesar est un boxeur prometteur qui rêve de Jeux Olympiques. Nous l’avons rencontré là où il s’entraîne, dans la salle Sun Gym Lyon de Rillieux.  

Yojerlin Cesar entouré par ses entraîneurs. ©Matéo Dufour

Un boxeur lyonnais dont on risque d’entendre parler dans un avenir proche. Licencié au Lyon Boxing United, Yojerlin Cesar est passé proche de remporter le titre européen des moins de 75kg dans la catégorie cadets. Battu en finale du tournoi à Sofia en décembre 2020, il préfère retenir le positif : « c’était une très belle expérience. J’ai beaucoup appris : à gérer le stress. Je ne me vois pas perdant. Tous  mes proches, entraîneurs, ceux qui étaient dans mon coin disent qu’ils me voient gagnant et c’est cela l’important ».

Toute expérience est bonne à prendre pour un combattant qui n’a découvert les rings que depuis 3 ans. Et pour lui, tout est allé très vite. En effet, il a intégré depuis 2 ans le Pôle France de Nancy, il a pu participer à des tournois au Portugal ou en Allemagne et est double champion de France. Pourtant, les gants n’étaient une voie toute tracée : « avant, je faisais du football, pendant 3 ans. Ensuite, mon père cherchait un sport pour moi. Il m’a laissé le choix entre le basket et la boxe et j’ai choisis la boxe parce que je préfère les sports individuels ».

« J’aimerais qu’on se rappelle de moi »

Et bien semble lui en avoir pris : à 16 ans, il compte 16 combats, pour un bilan de 14 victoires et de 2 défaites. Un ratio intéressant obtenu grâce à de nombreux atouts. Gaucher, il pose des problèmes à ses adversaires. Grand (1m89), il domine la plupart de ses adversaires en taille et en allonge même s’il estime ne pas se reposer uniquement sur son gabarit pour prendre l’ascendant. Imprévisible, il préfère se définir comme un boxeur réfléchi : « je pense plus à boxer avec ma tête. Je me vois comme un technicien qui cherche à être précis, à faire un beau combat ».

Une façon d’aborder les combats cultivée à l’entraînement et qui lui permettra de faire une longue carrière selon ses coachs. Car c’est aussi le but de Yojerlin : devenir professionnel. Bénéficiant de la dérogation ministérielle, il peut s’entraîner tous les jours, au rythme de 2 séances de 2 heures par jour. Une préparation presque commando quand on sait qu’il reste un élève de Première dans un lycée général. Mais avant cela, il préfère se concentrer sur la boxe amateur, avec un objectif bien précis dans un coin de sa tête : « mon rêve, ce serait d’être champion olympique à Paris en 2024 ». Et même un peu plus loin que cela : « j’aimerais qu’on se rappelle de moi, qu’on soit fier de moi et pouvoir montrer l’exemple aux plus jeunes ». Des ambitions élevées pour un boxeur à l’ascension rapide, avec pour « prochains objectifs les championnats de France et d’Europe Juniors et peut-être bien les Mondiaux ».

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